05 mai 2011

Comme une volute de fumée...

 

Ce n’est pas à mon habitude de mettre en avant des artistes relevant de la tradition du song writing. Personnellement, j’aime la musique « légère », la musique qui « a l’air facile ». Celle qui se retient. Celle que l’on fredonne. La musique qui propose une échappée, loin d’un quotidien morne. Bref, tout l’inverse du song writing. 

 

Pourtant cet artiste-là est un song writer de première classe. Micah P. Hinson joue dans la mélancolie et le mal être. Américain et fier de l’être, il est l’héritier de cette culture où la musique est un exutoire. Le jeune homme a en effet l’air de porter tous les fardeaux du monde sur ces frêles épaules. J’ai eu l’occasion de le croiser au Botanique. Et il n’en menait pas large avant de monter sur scène. 

 

Hinson, c’est d’abord une voix. Hors du temps. Un sens de la mélodie indéniable. Des sonorités propres à l’outre-Atlantique. Une poésie triste. Et une légèreté touchante.

C’est aussi un personnage, un peu décalé, qui aime raconter des histoires sans grand intérêt à son public, pendant sa pause cigarette. 

 

Cette fois-ci, c’est accompagné d’un quatuor à cordes, pour présenter son dernier album « Micah P. Hinson and The Pioneer Saboteurs » qu’on le retrouvera à l’Orangerie, dimanche 15 mai. Malgré des critiques mitigées sur cet opus, je reste curieuse de découvrir en live la combinaison de ces deux univers. 

 

 



14:00 Écrit par Françoise Facella dans Artistes, Présentations | Commentaires (0) | Lien permanent | Tags : micah p. hinson, song writing, botanique, 15 mai |  Facebook |