06 mai 2011

Exclu : Les confessions de Lucy Lucy

Comme promis les amis, voici l'interview d'Aurelio Mattern, chanteur et leader de Lucy Lucy.

Après une session acoustique tout en douceur (à voir ici), Aurélio nous a fait l'honneur de répondre à quelques questions indiscrètes :

 

 

Lucy Lucy sera en concert aux Nuit du Botanique le 15 mai (Chapiteau)

05 mai 2011

Comme une volute de fumée...

 

Ce n’est pas à mon habitude de mettre en avant des artistes relevant de la tradition du song writing. Personnellement, j’aime la musique « légère », la musique qui « a l’air facile ». Celle qui se retient. Celle que l’on fredonne. La musique qui propose une échappée, loin d’un quotidien morne. Bref, tout l’inverse du song writing. 

 

Pourtant cet artiste-là est un song writer de première classe. Micah P. Hinson joue dans la mélancolie et le mal être. Américain et fier de l’être, il est l’héritier de cette culture où la musique est un exutoire. Le jeune homme a en effet l’air de porter tous les fardeaux du monde sur ces frêles épaules. J’ai eu l’occasion de le croiser au Botanique. Et il n’en menait pas large avant de monter sur scène. 

 

Hinson, c’est d’abord une voix. Hors du temps. Un sens de la mélodie indéniable. Des sonorités propres à l’outre-Atlantique. Une poésie triste. Et une légèreté touchante.

C’est aussi un personnage, un peu décalé, qui aime raconter des histoires sans grand intérêt à son public, pendant sa pause cigarette. 

 

Cette fois-ci, c’est accompagné d’un quatuor à cordes, pour présenter son dernier album « Micah P. Hinson and The Pioneer Saboteurs » qu’on le retrouvera à l’Orangerie, dimanche 15 mai. Malgré des critiques mitigées sur cet opus, je reste curieuse de découvrir en live la combinaison de ces deux univers. 

 

 



14:00 Écrit par Françoise Facella dans Artistes, Présentations | Commentaires (0) | Lien permanent | Tags : micah p. hinson, song writing, botanique, 15 mai |  Facebook |

29 avril 2011

Exclu : Rencontre avec les Bikinians !

Ils ont voulu nous faire croire qu'ils étaient originaires du célèbre atoll de Bikini, situé dans l'océan Pacifique et qui fut le théâtre d'essais nucléaires dans les années 40. Mais on n'est pas tombés dans le panneau.

Vincent et Jean-Yves Lontie, membres fondateurs des Bikinians, sont bel et bien originaires de notre plat pays, à notre plus grande fierté. La preuve avec cette interview exclusive.

1ère partie :

 

2ème partie :

Session acoustique :

Les Bikinians sont à l'affiche des Nuits Botanique le 13 mai au Chapiteau !

21 avril 2011

Souvenirs souvenirs: Get Well Soon

 

Un des principaux plaisirs d'un festival comme les Nuits Bota, c'est la découverte. En guise d'apéritif, je me propose donc de revenir sur certains concerts, en espérant que cette année nous offre autant de bons moments, de nouveaux compagnons de route. Evidemment, des suggestions suivront, des comptes-rendus aussi, quand le festival aura commencé.

Il me semble que cette année, la formule ‘all-inclusive’ d’un soir n’ait pas été reconduite. Un ticket unique donnait le droit d’accès à toutes les salles, comme c’est le cas plus classiquement dans les festivals d’été. Cette formule, qui rendait possible la résolution des dilemmes à la dernière minute, permettait aussi quelques découvertes, vu qu’il était plus facile de picorer. Vous l’aurez sans doute deviné, c’est au cours d’une de ces soirées que j’ai découvert Get Well Soon. Je suis entré dans la Rotonde en suivant les conseils de deux sources très fiables. Le premier album du groupe allemand n’était à l’époque sorti qu’en Allemagne et en Suisse, donc mes oreilles étaient encore toutes neuves.

Quand le jeune Konstantin Gropper approche un micro, il y a fort à parier que l’enchantement n’est pas loin. Tout commence dans le rock soyeux, ouaté, très orchestré (violon, glockenspiel) pour décoller fort vite. Même sans repères discographiques, le charme opère tout de suite. On identifie une reprise sous Valium de Born Slippy d’Underworld, petit acte de bravoure. Pourtant les sommets ne sont pas là. Il y a cet extraordinaire I Left My Hands For Food So Feed me qu’on recherchera immédiatement sur l’album (il va de soi qu’on se procure l’album dans la foulée), tant la mélodie reste en tête, puis le poignant Lost In The Mountains. La configuration de la soirée entrainera beaucoup de gens à quitter la salle pour se placer en ordre utile pour I’m From Barcelona (là, j’avoue être fort perplexe…) mais ceux qui sont restés ont sans doute été marqués.

Depuis, les deux albums comptent parmi ceux que je réécoute souvent, refuges précieux quand la médiocrité guette. Et puis je les ai revus cinq fois en concert (dont deux fois à l’Orangerie) et chaque fois ils ont su faire renaitre cette magie. On dit quoi ? On dit ‘Merci les nuits’.

[Première image du groupe, la technique – la mienne – n’est pas encore au point]

DSC_0146.JPG

[Autres images d’autres concerts]

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Les deux critiques des albums

Rest Now, Weary Head, You Will Get Well Soon

Vexations

Et puis des comptes-rendus de concerts, tout d'abord ici, puis , ensuite ici, et encore , mais aussi ici, et pour finir .

http://www.mescritiques.be

https://picasaweb.google.com/marc.mineur

13:49 Écrit par Marc Mineur dans Concerts, Présentations, Reviews | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

15 avril 2011

La renaissance de Third Eye Foundation : événement pour la nuit et les Nuits...

 2010_12_09 (Matt Elliott) - 13.jpgPas de doute, la soirée du 19 mai constituera un des évènements des Nuits Botaniques 2011. 

Ce jour, Matt Elliott, rejoint sur scène par ses nouveaux comparses de studio, présentera pour la première fois en public l'album sorti sous le nom de The Third Eye Foundation en 2010, The Dark. Tour à tour, Matt Elliott, Chris Cole (Manyfingers), Chris Adam (Hood et Backer) et Louis Warynski (Chapelier Fou - qui s'était déjà produit aux Nuits Botaniques l'année passée au Museum) présenteront un set solo.

Ensuite, le quatuor rejoindra ses laptops, ses guitares, violon, violoncelle, pédales et chambres pour mieux cerner le nouvel album The Dark.

L'évènement est de taille car The Dark est apparu en 2010 après dix ans de silence forcené de Thrid Eye Foundation. Le pourtant acclamé Little Lost Souls (2000) était resté sans suite. Certains qui n'aimaient 2010_12_09 (Matt Elliott) - 17.jpgpas le style, le bruitisme excessif et le brouillard électronique qui l'entouraient n'ont rien regretté. D'autant que ce sont souvent les mêmes qui ont adoré le virage de Matt Elliott, abandonnant les rivages électroniques pour fréquenter les plages des singers-songwriters, se délecter des influences et roots slaves et ne plus conserver qu'un fifrelin d'électronique décorative.

Le lit fertile de ces trois albums solos fut creusé par des chansons profondes et tristes. (EDIT : Je corrige après coup grâce à une remarque d'un lecteur : c'est bien quatre albums qui marquent l'époque : à la trilogie slave, il faut ajouter  "The Mess We Have" album de transition -déjà!- entre les deux carrières - Merci Laurent!)                           

 Si bien que, sur les dix années, beaucoup d'observateurs se sont mis à imaginer un Matt Elliott bicéphale : électronicien bidouilleur bruitiste avec Third Eye Foundation, d'un côté; singer-sonwgwriter la guitare acoustique sur le genou de l'autre. Matt Elliott lui-même ne s'oppose pas à la propagation de cette schyzophrénie musicale. Il n'y a 2010_12_09 (Matt Elliott) - 10.jpgpas si longtemps, dans une rencontre avec Interlignage, il déclarait ainsi : « Au bout d’un moment j’ai fini par m’ennuyer avec The Third Eye Foundation, j’avais l’impression de toujours faire la même chose, encore et encore. J’avais vraiment besoin de quelque chose de complètement différent". Et convaincu de ne pouvoir être suivi par un public identique, il a donc changé... d'identité. 

Aujourd'hui, on peut se demander si, justement, on ne va pas vers la réconciliation entre The Third Eye Foundation et Matt Elliott.  Ceux qui ont vu cette année les prestations de Matt Elliott (par exemple, à la Brasserie Sauvenière de Liège où ont été prises les photos de cet article) ont été frappé par la place qu'y occupe une électronique qui par ses loops et boucles paroxystiques participe à la sensibilité de 2010_12_09 (Matt Elliott) - 1.jpgl'oeuvre. Ceux qui ont écouté le nouvel album de The Third Eye Foundation et l'ont considéré comme un chef d'oeuvre constatent que Matt Elliott y valorise l'acquis mélodique de sa carrière de chanteur.

La trame est toujours identique, machiniste, mêlant les boîtes à rythmes en une danse robotique et répétitive. En contrepoint, divague un chant de soprano déformée et maladive, une fanfare atone et virevoltant maladivement ou un coeur de cuivres slaves neurasthéniques. Assurément, l'espoir est que  la soirée du 19 mai confirme cette alchimie et nous transporte au septième ciel de la noise Romantique. Textes et Photos Mmarsupilami (tous droits réservés).

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MySpace de Matt Elliott. 2010_05_09 (Chapelier Fou) - 5.jpg

Site de The Third Eye Foundation.

Toutes les photos peuvent être vues sur le blog Little Reviews :

Matt Elliott à la Brasserie Sauvenière et Chapelier Fou au Museum lors des Nuits Botaniques 2010. matt elliott,the third eye foundation,chapelier fou

 La chronique de The Dark + liens sur Little Reviews

Ici à gauche, Chapelier Fou aux Nuits 2010

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13 avril 2011

Soyez branché, visez gros !


Les Nuits Botanique, c’est avant tout l’occasion de découvrir des groupes inconnus, de pousser la porte d’univers musicaux étranges et de tremper un doigt gourmand dans ce grand melting-pot. Mais ce n’est pas une raison pour exclure ceux qui ont déjà fait leurs preuves, sans pour autant s’endormir sur leurs lauriers. Les Nuits Botanique 2011 comptent donc aussi quelques têtes d’affiche. Et si la découverte pouvait aussi s’accompagner de quelques grandes orgies de décibels ?

Black Box Revelation

Voila bien un groupe qui n’a plus de révélation que le nom. Ça fait un bout de temps que la révélation 2006 du Humo Rock Rally a confirmé tout le bien qu’on pensait d’eux. Ils sont bien vite devenus des abonnés des festivals de l’été (Dour 2007 et Pukkelpop 2008 et 2009, werchter 2008 et 2010…) Quelques mois après avoir sorti leur nouveau single « Lust or Love », ils seront les tout premiers à foutre le feu au chapiteau du Bota. Espérons qu’ils laissent quelques lambeaux pour leurs collègues !

black,box,revelation

dEUS

Avec 5 bonnes années au compteur, Black Box Revelation n’est plus dans la catégorie des rookies, mais que dire alors de dEUS ? Qu’ils sont vieux ? Le groupe fête certes ses 20 ans cette année, mais ils ont de beaux restes tout de même ! Vingt années de succès, d’expériences musicales,  de festivals d’été (Tout de même 6 participations à Werchter entre 1994 et 2008, excusez du peu…) mais aussi, de départs, d’arrivées de nouveaux membres et de doutes. Dès avant la sortie de leur prochain album (Keep You Close, en septembre), Deus repart sur les routes. Juste après Istambul et avant d’écumer les routes d’Europe, ils feront un tout petit arrêt à Bruxelles le 23 mai. Et on ne serait pas là pour voir ça ?

deus

Laurent Garnier

Festival éclectique par excellence, Les Nuits Botanique ouvrent cette année leurs portes un peu plus grandes à l’électro. Pour le projet « Live Booth Session » qui sera présenté au Bota, Garnier s’associe avec Benjamin Rippert (machines) et Stephane « ScanX » Driaux aux claviers pour 5h d’impro live sous forme d’un voyage totalement énergivore entre house, jazz, techno, breakbeat, et dubstep. 2 ou 3 t-shirt de rechange, 4 litres d’eau et 1h d’étirements sont très vivement recommandés pour cette performance qui risque bien de vous déboiter le cerveau pour quelques jours ! Ce sera à vivre dans le chapiteau le samedi 14.

laurent,garnier

Grant Lee Buffalo

Les américains de Grant Lee buffalo sont quelque peu en panne d’albums, et un peu carrément parler de groupe sur le retour, puisqu’ils s’étaient dissous en 1999. Toujours à l’affut, les longues oreilles du Bota ont donc ouï dire que du côté de la Californie, Grant-Lee Phillips, Paul Kimble et Joey Peters ourdissaient une remise en selle du projet Grant Lee Buffalo, après douze longues années sans jouer ensemble. Ni une ni deux, les voila programmés 15 jours plus tard aux Nuits. Ils auront tout juste le temps de se remettre en jambes avec des concerts à Dublin et Londres, puis ils viendront nous distiller leur melting pot toujours aussi efficace de folk et de rock aux subtils accents country.
grant,lee,buffalo

Sur ces belles considérations, je vous laisse et je m’en vais préparer mon programme idéal des nuits Botaniques… Très déçu de ne pas voir dans le line up l’ultime combinaison Starfucker - Kiss The anus of a Black Cat… Le vendredi 13 ! ;)

12 avril 2011

Gang Gang Dance : premières vidéos du futur album

Gang Gang Dance sortira son nouvel album aux environs du 10 mai, soit quelques jours avant sa prestation sur les planches des Nuits Botaniques (18 mai, La Rotonde, en compagnie de High Life).

 

Pour nous mettre l'eau à la bouche, le groupe arty new-yorkais met les petits plats dans les grands et a sorti il y a quelques jours une première vidéo pour MindKilla, un titre qui nécessite tous les efforts du monde pour ne pas céder au très fameux syndrome MYA (Move Your Ass)...

 

Par la même occasion, une vidéo non officielle, mais tout à fait sympathique, du single Glass Jar

 


21:51 Écrit par Mmarsupilami dans Artistes, Présentations, Vidéos | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

Papas Fritas en sons et images

Tiens, un message vous rappelle par ailleurs la venue des Américains de Papas Fritas, le 22 mai, aux Nuits Botaniques et vous donne accès à une biographie de ce groupe qui se reconstitue une dizaine d'années après. Sa tournée passera notamment par les Nuits. Foncez prendre connaissance de ce message, car, au cas où vous connaîtriez mal Papas Fritas, il y a même une compilation à gagner (date limite : 15 avril, pas de temps à perdre)...

L'occasion pour moi de compléter par un petit plaisir auquel je m'étais adonné sur mon blog Little Reviews, à savoir la recherche des quelques pépites historiques que ce groupe nous a livrées à l'époque en images. Le combo, par ailleurs très francophile (quel autre, aux States, dispose-t-il d'une version francophone de son blog?), s'était fait une spécialité de ces petits scopitones frais et sautillants comme ils l'étaient en scène. Ceux qui l'ont vu à l'époque, notamment à L'Escalier (Liège) s'en souviennent. En cherchant un peu, ils retrouveront certainement dans le fond d'une armoire un de leurs trois LP : Papas Fritas (1995), Helioself (1997) et Buildings and Grounds (2000).

En tout cas, personnellement, même quinze ans plus tard, je me repaie encore volontiers une petite rasade de Hey, Hey You Say.

Tournée de Papas Fritas en images :

Le délicieux Hey, Hey You Say (1997)


 

Le cinématique Way You Walk


 

Le Kitsch Afterall

21:22 Écrit par Mmarsupilami dans Artistes, Présentations, Vidéos | Commentaires (2) | Lien permanent | Tags : papas fritas |  Facebook |