16 mai 2011

Il était une fois, Micah P. Hinson ...

 

Il régnait une ambiance des plus particulières hier soir à l’Orangerie.

J'arrive aux porte de la salle, accompagnée pour l’occasion de Céline, la photographe attitrée de TNE, et on nous prévient que c’est un «concert assis». Soit. On entre dans la pénombre, pas trop rassurées par les craquements des gradins. On s’installe et on attend, un brin surprises tout de même ! Et à attendre les commentaires du public, on n’est pas les seules. La plupart de nos voisins s’attendent plus à une pièce de théâtre qu’à un concert. Finalement, ce n’était pas tout à fait faux. 

 

 

20h30, Micah P. Hinson entre en scène, boitillant, sac au dos, bouteille de jus d’orange d’une main et canne de l’autre. C’est qu’il nous explique assez vite qu’il a été victime d’un accident de la route avant d’entamer cette tournée, déjà trop proche que pour l’annuler. On saura aussi qu’il vient d’une petite ville du Texas qui détient deux records : le plus grand nombre d’églises et de grossesses chez des adolescents. Je vous avais dit que ce gars-là aimait parler ...

 

Il entame son set, avec encore un autre inattendu. MPH n’est pas accompagné de sa fidèle guitare acoustique, pour une raison qui m’a échappé. Il dégaine une électrique quelconque, pas fichue de rester accordée le temps d’une chanson. Ce qui nous a valu de nouveaux longs monologues, de plus en plus agacés. 

 

Blablas et problèmes techniques mis à part, le set se passe en deux temps. D’abord, Micah est seul en scène, fidèle à ce que je connaissais de lui. Il nous livre une musique désenchantée, interprétée avec les tripes. J’ai simplement regretté le côté ultra criard de cette «f*****g guitar», comme il l’a appelé toute la soirée. Ensuite, le quatuor à cordes (le Mons Orchestra) vient le rejoindre pour une version poignante, bien que pas tout à fait en place de «Seems Almost Impossible». 

 

A bien y réfléchir, je trouve l’effet du quatuor sur la musique de MPH déroutant, sans pourtant pouvoir l’expliquer. Mais quand il nous raconte que, lorsque Eric Bachmann, compositeur de la section cordes, lui a présenté son travail, Micah a d'abord eu l’impression que sa musique était passée par la case «Walt Disney». Je me dis « c’est exactement ça ! ». Etrangement, la musique classique rend la folk de Hinson plus pop (dans le sens strict de « populaire »). Parce que les cordes arrondissent les angles aiguisés de la guitare, domptent le caractère brut de la voix, adoucissent cette musique forte, instinctive, en quelque chose qui fait, finalement, parti de l’imaginaire collectif. 

 

 

Un concert, comme un spectacle. Un rien surréaliste. 

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Photo : Céline Dejoie.

 

 

 

 

 

17:48 Écrit par Françoise Facella dans Concerts, Photos, Reviews | Commentaires (1) | Lien permanent | Tags : micah p. hison, concert, folk, orangerie |  Facebook |

Playboy's Bend - Irma :

Playmobil’s band

playboy,bend,nuits,botanique,katerine,irma,stany,massartPour ouvrir cette soirée à l’affiche vampirisée par Katerine, nous avions droit à un set d’une bonne demie-heure de délire au pays des jouets magiques avec Playboy’s Bend. J’avoue avoir été quelque peu cueilli à froid par leur électro minimaliste en ce tout début de soirée, et je pense vraiment qu’il aurait été nettement plus opportun de les programmer après Irma, et juste avant Katerine… Histoire de donner au public le temps de se mettre en jambes.

Playboy’s Bend, c’est un couple bien propret, lui en chemise sombre et cravate, elle en petite robe noire sexy et (très) hauts talons, qui agrémente des morceaux électro (enregistrés) de bips, de wizz et de tuut, tout droit sortis d’improbables instruments au look très playmobil.

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Totalement insatisfait de cette description, j’ai donc été voir sur leur site comment ils se décrivent, et j’y ai trouvé ceci :
"Ce projet s’inspire du mouvement underground américain connu sous le nom de « circuit bending ». Cet art consiste à modifier les circuits internes de vieux jouets électroniques, boîtes-à-rythmes, pédales d’effets ou de petits synthés casio des années 80 tout droit sortis des greniers, brocantes et autres bric-à-brac pour les transformer en instruments uniques et magiques."

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Ah. C’est donc ça… A la vérité, sans juger de la qualité de leur musique (préenregistrée), je dois dire que je n’ai pas été très convaincu par la performance scénique des deux artistes. Le contraste travaillé entre leur look BCBG et le côté ridicule de leurs instruments arrache un sourire, mais tout ça manque cruellement d’humour et de second degré.

Toutes les facettes d’Irma

Tout juste après cet ovni scénique, changement radical d’ambiance ! Irma débarque sur scène, seule, sa gratte à la main pour 40 minutes d’un folk énergique et largement teinté de soul. Fraîcheur, talent, simplicité, et même une petite touche de timidité font mouche immédiatement.

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Les premiers morceaux pleins de douceur font vite place à plus de fun, notamment avec un impressionnant ABC des Jackson Five, tout en loops de Beat Box et de voix, agrémentés d’une guitare rythmique rageuse. Le tout suivi d'un petit paragraphe sur la manière dont cette chanson lui est venue un matin, tout en humour et second degré. Public conquis. Et ce n'est pas une corde cassée ou quelques crachotements d'origine inconnue qui viendront la perturber.

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En tant que public, on apprécie toujours d’être remercié par l’artiste (surtout celui qui nous le rend bien). Avec Irma, le moins qu’on puisse dire est que nous avons été gâtés, puisque les proverbiaux 1000 mercis ont quasiment été atteints. On sent chez cette jeune femme qui a à peine franchi la vingtaine toute le plaisir de se produire devant un public chaleureux, et ce même public profite de la beauté d’un émerveillement intact.

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Seul petit bémol donc à propos de l’ordre de programmation, car il faut tout de même bien dire qu’elle tombait un peu comme un cheveu dans la soupe, après les délires de Playboy’s Bend, et avant les facéties de Katerine. A revoir… sans aucun doute.

14:54 Écrit par Stan dans Concerts, Photos, Reviews | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

Three Trapped Tiggers

(Conseil pour regarder le diaporama : cliquez sur le petit carré avec quatre flèches sur la barre de commmande du fond, à droite. Si vous voulez revenir en taille normale, cliquez sur Escape )

Ultériurement, un autre diaporama sera consacré à NOX).

 

Préliminaire

Three Trapped Tigers, groupe weirdo de chez weirdo!

Le Bota lui-même a planché afin de le définir dans ses présentations. Il lui a collé une étiquette singulière de "sphère musicale particulière liant post-rock et dubstep". Je n'ai pas à me moquer puisque dans mon propre filet d'encouragement à choisir ces trois Londoniens plutôt que d'autres combos en lice le soir même, je noyais le poisson dans trois centimètres d'eau insuffisants à leur survie! Fort heureusement -quoique, est-ce plus simple finalement?- l'équipe s'était fixé un objectif facilitateur. Il s'agissait, d'un exercice à quatre mains. Et très rapidement, j'ai donc reçu l'avis de l'ami Thomas.

Désaccord de première partie

Voici donc de Thom, le texte en intégral et gras : "Nous y étions ! C'est ce que Marsup et moi-même pouvons affirmer après avoir assisté au concert de Three Trapped Tigers lors de la première vraie soirée des Nuits Botanique. Nox et Three Trapped Tigers, ce n'était pourtant guère l'affiche la plus attirante des Nuits. Et le grand public ne s'y était trompé ; ce soir-là, il était ailleurs. En plus d'une cinquantaine d'initiés, de connaisseurs et de curieux, l'organisation pouvait compter sur les nombreux invités pour remplir quelque peu le musée.

IMG_7305-1.jpgC'était d'ailleurs pour moi l'occasion de découvrir ce fameux Museum. Habitué des Nuits et du Bota, c'était pourtant la première fois que j'y allais assister à un concert. Les artistes se positionnent au centre de la salle et sont entourés de leur public, confortablement installés dans leur canapé, leur fauteuil ou sur leur chaise. Je ne m'attarderai pas sur Nox, tant j'ai trouvé le post-rock de cette première partie fade et si peu originale. De mon côté, la magie n'a pas pris.

Pour ma part (retenez-le donc, Mmarsupilami écrit en texte normal, Thomas en gras), les Belges de NOX valaient franchement le détour. Ce support insolite fait de jazz crèe l'originalité et la violoniste, Catherine Graindorge n'a rien à envier à la technique du bassiste David Christophe ni à celle du batteur, Elie Rabinovitch. Je poursuis l'écoute des albums achetés à la sortie, dont le nouveau, Freaks. Et, donc, on en reparlera.

Promis, craché, croix de bois, croix de fer, si je mens, j'irai en enfer, je reviendrai chroniquer ces opus respectables et belges de surcroit!

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Tête d'affiche triple

Mais revenenons-en donc au coeur de l'affaire. Bien vu et finaud, l'effort de Thomas. D'abord décrire le contraste du concert avec la partie familiale et entourée d'amis. Ensuite aborder l'entrée fracassante de Three Trapped Tigers : Heureusement, sur le coup de 21h20, quelque chose de nettement plus déjanté commence. La musique complètement barrée de Three Trapped Tigers a réussi à faire vider la salle de ses invités endimanchés. Les trois anglais se sont d'ailleurs excusés auprès des spectateurs qui s'attendaient à assister à un set acoustique, tranquillement installés dans leur canapé. C'est en effet complètement  raté, car nous avons plutôt assisté à un fameux décrassage printanier ! Mais ça, Marsup vous le décrira sans doute mieux vous que moi !  

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Petit finaud, le Thomas! Car la description relève pour part de l'impossible. En un temps, où la gamelle musicale est le plus souvent assurée par un métronome qu'on ne peut suivre à l'oeil -hum- simple) souvent emplie de morceaux convenus, s'enfilant dans un ordre préétabli et monotone, les trois londoniens débarquent dans un capharnaum complètement organisé et mis en place. Le batteur est équipe d'un métronome fou, bat plus vite que son ombre, multiplie les tentatives et coups de concentration : vite, fort, organisé, débauché, math et rocké, même quand il assaille comme une brute de petits angelots de bronze! Un déluge! A ses deux côtés comme en crucifixion, les deux électroniciens de service virtuosent allégrement, l'un deux complétant par un délire basique de basse et l'autre d'une basse dont les cordes furent portées à ébullition!

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Nouveau son, seau miracle

L'album est virtuose, certes! Mais jamais gratuitement! C'est que, en allant trop rapidement, on affublerait Les Tigers d'une étiquette supplémentaire de "progressif"! Et c'est faux! Pas de Trilogy ici comme dans les derniers regrettables et convulsionants exercices d'Emerson Lake and Palmer. Non, on est plus proche de Tarkus quand le trio brut continuait à maltraiter et torturer ses instruments. Probablement que le vrai héritier de ce prog-là est aujourd'hui Sufjan Stevens...

Three Trapped Tigers picore quant à lui dans la basse-cour de King Crimson à sa meilleure époque. Ses phrasés sont d'une précision étourdissante. Le nouveau prog qu'ils crèent est complètement revisité, plongeant voluptueusement ses gimmicks et racines dans les rémugles électroniques.  La voix du guitariste est habitée d'une grande nostalgie dont les éclats rebondissent ensuite encore longtemps dans les oreilles.

Tellement loin du passeisme prog qu'on regrette d'utuliser le mot alors que, par les temps qui courent, huit groupes sur dix saturent leurs guitares le plus naturellement du monde, en copiant un nombre de groupes qui se comptent sur les doigts d'une seule main!

 

Thomas et Mmarsupilami

 

05:29 Écrit par Mmarsupilami dans Concerts, Photos, Reviews | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

14 mai 2011

Florent Marchet - Question d'attitude

On ne peut pas dire que les concerts entièrement consacrés à la chanson française pullulent lors de ces Nuits Botanique. Avec Florent Marchet en produit d’appel, la soirée de vendredi pouvait s’envisager dans la langue de Francis Lalanne

Stéphanie Crayencour joue déjà quand nous entrons. Jolie petite robe blanche, amusante franchise, elle chante comme elle doit, avec caractère. Evidemment, elle est aussi actrice, ce qui amène à intervenir bien trop pour un set aussi court. Evidemment, s’allier à Saule est un gage de sympathie mais pas d’émotion pure. Le garçon est d’ailleurs sur scène et passe un bon moment. Si elle a sa place dans ces nuits, on n’ira pas approfondir le cd, même bradé à 13€.

J’avoue que je ne connaissais pas Bertrand Belin. S’ils sont nombreux les Français qui confessent un attrait pour la musique américaine, il se spécialise dans un americana plus âpre, sobre et un peu sombre. Ca a beaucoup pour me plaire et sa belle voix est un plus certain. Il manque peut-être quelques morceaux vraiment marquants pour que le groupe très en place puisse donner son plein potentiel. Cette belle chanson sera la dernière, inexplicablement après un horripilant monologue sur les allumettes. Je note le nom pour plus tard.

Celui de Florent Marchet ne doit plus y figurer, tant j’apprécie ce qu’il fait depuis son premier Gargilesse en 2004. On avait noté son virage kitsch (enfin, dans l’aspect…) sur la pochette de son petit dernier Courchevel. Il marque un retour à la chanson après deux (absolument splendides) incartades plus conceptuelles Rio Baril et Frère Animal. Comme pour confirmer cette impression les premiers morceaux alternent le récent et le plus ancien (Mes Nouveaux Amis, Levallois-Perret). Si l’album pouvait montrer parfois un peu trop de légèreté, il explose sur scène. C’est du solide, du personnel, bref, ce qu’on peut attendre d’un des chanteurs les plus doués de la scène française actuelle. Les monologues, très préparés sans doute, font mouche dans le genre pince-sans-rire. C’est un spectacle, pas un simulacre de spontanéité. La pêche est en tous cas bien présente, avec quelques morceaux plus groovy (La Famille Kinder, Son Idole).

En rappel, il reviendra seul pour le terrible Terrain de Sport sur lequel les (bons) musiciens le retrouvent. Il se réappropriera Des Hauts Et Des Bas de Stephane Eicher. Il a fallu cette confirmation scénique pour que le doute soit levé. En format plus conceptuel ou plus compact, Florent Marchet maitrise.

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20:04 Écrit par Marc Mineur dans Concerts, Photos, Reviews | Commentaires (1) | Lien permanent |  Facebook |

Congotronics Vs Rockers : une bonne surprise (2)

(Conseil : regarder pleine page : pour cela cliquer si le petit écran en bas de page à droite)

 

Seconde livrée de photos du concert du jeudi 12 mai au Cirque Royal dans le cadre des Nuits Botaniques 2011.Congotronics Vs Rockers vise la rencontre entre musique africaine et musique indie d'Europe et d'Amérique avec des arttistes provenant de groupes comme Konono N°1, Kasai Allstars, Deerhoof, Juana Molina, Wildbirds and Peacedrums et Hoquets. Quasiment en direct, Les Nuits Backstage avaient consacré un excellent compte rendu et publié de première photos dans cet article. Voici une seconde série de photos (photos Mmarsupilami sous Copyright)...  

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D'autres photos de ce concert-ci en particulier sont visibles sur mon blog Little Reviews.

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11:24 Écrit par Mmarsupilami dans Artistes, Concerts, Photos | Commentaires (0) | Lien permanent | Tags : congotronics |  Facebook |

13 mai 2011

Congotronics Vs Rockers, une bonne surprise.

On en parlait comme l’événement à ne pas rater, comme la création de l’année, comme le concert à voir absolument!

Pourtant, le public ne s’était pas pressé pour assister au concert d’hier soir. Le Cirque était loin d’être complet. Et tant pis pour les absents! 

 

21h, les musiciens - plus d’une quinzaine - entrent en scène et c’est déjà impressionnant. Je crains la cacophonie. Mais il n’en est (presque) rien. Les sons se mêlent, les voix se complètent, les rythmes dansent, dans un climat festif mais incertain. Je n’étais pas sûre de savoir où allaient les morceaux. Je n’étais pas sûre que les musiciens le savaient eux-mêmes. Un concert au bord de l’impro. Bien normal pour une première!

 

Assez vite, ma grande interrogation sur ce projet («Hein? De la musique afro mixée avec du rock indé? Mais où va-t-on?») s’est dissipée. Ce ne serait pas juste de dire que les deux univers ont totalement fusionné, ni même qu’ils étaient représentés de manière égale. Effectivement, si là était le but, c’est raté. J’ai trouvé, par contre, que ce projet mettait en valeur ce que ces deux univers ont de meilleur : les rythmes festifs et les voix transcendantes de la musique africaine et le côté progressif et noise du rock indé. Bref, un bon show pour une spectatrice qui avait moins d’attentes que de curiosité vis-à-vis de cet OVNI transculturel. 

 

Il me reste encore à souligner la performance des belges (cocorico !?) de Hoquets, initialement prévus en première partie et qui remplaçaient, au pied levé, les autres belges de Girls in Hawaï. Les trois zozos se sont parfaitement imbriqués dans cette grande formation, déjà bien fournie en percussions en tous genres. Ensemble qui n’a pas manqué de les mettre à l’honneur, le temps de leur morceau «Tchantchès». Morceau qui a eu son petit effet sur le public! 

 

Françoise Facella - The Noisy Exhibition


Ce qu'en a pensé MMarsupilami :

Comme lors du récent concert à l'AB, premier de la tournée Band of Gypsies (déjà un projet de Crammed Discs, regroupant Taraf De Haidouks et Kocani Orkestar), cela se sentait très fort que c'était la première d'une série. Côté musiciens, on se raccroche à ce qu'on connait déjà. Par exemple, lors de ce concert du Cirque, s'est improvisée à un moment une Jam qui semblait ne concerner que Hoquets. Comme pour les Gitans, certains moments s'apparentent à une vraie rencontre plusqu'à une fusion entre des musiques qui doivent encore trouver comment s'imbriquer. Bref, on a vu un projet vachement prometteur et le rêve serait de le revoir en bout de course quand l'équipe sera rodée et soudée...

Ce qu'en a pensé Martin : 

Comment concilier musique congolaise traditionnelle et indie rock ? Et bien, la réponse est en cours d’élaboration il me semble.

Allons-y crescendo, puisque c’est le rythme adopté par nos amis de « Congotronics Vs Rockers » jeudi soir au Cirque Royal. Plus de 20 musiciens qui débarquent sur scène, ça claque. Peut-être un peu trop à la vue de la tête de l’ingénieur du son qui, on l’imagine, a dû galérer pour faire le soundcheck. Même si on a droit à de légers moments de cacophonie musicale, l’ambiance monte. Difficile en effet de résister aux rythmes quasi-envoûtants imprimés par les guitaristes et bassistes congolais. Les voix de Juana Molina et de la Japonaise Satomi Matsuzaki trouvent leur place tant bien que mal. Le trio des Hoquets et leurs instruments d’une autre planète se fondent sans problème dans l’ambiance, tandis que le duo suédois Wildbirds & Peacedrums navigue un peu en retrait. Et dire que les Girls in Hawaii ont déclaré forfait (me demande bien où on aurait casé nos petits belges ?).

On le sent le projet n’est pas au point, et l’architecte responsable de construire les passerelles entre ces différents univers a encore du boulot à faire. Mais le potentiel est énorme et le concept unique en son genre. C’est pourquoi on se réjouit déjà de les voir le 26 juin prochain à Couleur Café.

Ci-dessous les photos, signées Stan, de cette soirée, selon lui, contrastée !

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Photos : Stany Massart

21:01 Écrit par Stan dans Concerts, Photos, Reviews | Commentaires (2) | Lien permanent |  Facebook |

11 mai 2011

Sufjan Stevens : au scalpel et au burin, mais surtout à la masse.

sufjan,stevens,botanique,cirque,royal,nuits,stany,massart[EDIT : Petite modification à la re(re)lecture... ce post est vraiment trop négatif par rapport à la performance livrée et à mon ressenti]

Depuis le temps qu’on se pourlèche les babines en analysant le programme des Nuits sous toutes les coutures, il était temps que ce festival commence enfin ! Sufjan Stevens ouvrait les hostilités hier au Cirque Royal avec un concert… déconcertant.
Il paraît que DM Stith assurait la première partie, mais votre serviteur était malheureusement en train d’attendre fébrilement son photo-pass à l’entrée, et DM Stith, ce sera donc pour une autre fois.
Autant le préciser d’entrée de jeu : Je ne suis pas un fin connaisseur de la vie et de l’œuvre de Sufjan Stevens. Ce concert était donc une première, et de celles qui laissent les yeux ronds comme des billes et des impressions de grand dérapage hallucinatoire. Tout commence par l’entrée sur scène de l’artiste, improbable mélange de fluokids et de grand prêtre Inca tout droit sorti de Tintin et le temple du soleil. Dès ces premiers moments,  une impression fugace me traverse : c’est vraiment n’importe quoi ! Mais elle disparaît bien vite pour laisser place au plaisir de l’exploration sonore et à un léger envoûtement. Une alternance d’états et d’interrogations qui me suivra pendant toute la performance. Car il s’agit d’une vraie performance avant d’être un concert.


La recherche graphique est partout dans ce set, entre les animations hypnotisantes projetées en fond de scène et par moments sur un voile à l’avant scène, dans les costumes, et surtout dans les œuvres de Royal Robertson. Mais s’agit-il bien d’une recherche graphique ? Stevens est-il lui-même convaincu de son travail et de ce cirque déjanté ? Le public  – tout comme moi – est probablement toujours en train de se poser la question, et de se demander à quoi il a assisté  hier soir. On le croirait volontiers, mais Stevens n'a pas son pareil pour nous faire douter et nous faire sortir de la rêverie. Il n'est en effet pas avare d’explications parfois très longues (et en anglais), mais toujours agrémentées d’une petite touche d’autodérision qui brouille les pistes. Genre je vous balance d'un air inspiré un grand laïus sur les énergies cosmiques, la force tellurique et les ondes qui nous parcourent, nous revitalisent et tout le tremblement, puis le ponctue d'un petit rire entendu et très second degré.


Stevens n’est pas fou, il donne le sentiment d’avoir consciemment jeté aux orties tout un pan de sa vie, pour s’enfoncer dans une orgie de jouets sonores et électroniques, oublier toute forme de sérieux et s’immerger dans un monde noir, coloré, sinistre et incroyablement joyeux. En réalité, il semble bien avoir gardé tout son sérieux en termes de qualités musicales, et surtout vocales. Le reste n'est que futilité.
Le set se clôture sur un gargantuesque Impossible Souls, pendant lequel le temps disparaît dans des crescendos et décrescendos à vous donner le tournis sous une pluie de ballons colorés. Stevens finit tout ça dans un dernier mouvement plein de douceur, seul à l'avant scène avec sa guitare.

Rideau.

WAH, c'était quoi ça ?

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Photos : Stany Massart

13:41 Écrit par Stan dans Concerts, Photos, Reviews | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

27 avril 2011

Black Box Revelation : LES Toutes dernières places!

C'est l'heure des derniers tickets mis en vente pour la soirée du 13 mai sous le Chapiteau avec Black Box Revelation, Great Mountain Fire et Bikinians.

 

Les Black Box Revelation vous réservent une belle dose d'énergie blues-rock. Pas la moindre économie, un coeur "gros comme ça" et, ici, des photos captés à l'occasion du Festival Les Ardentes de 2010.

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Photos Copyright Mmarsupilami

Litlle Reviews

http://www.mmarsup.blogspot.com/

06:29 Écrit par Mmarsupilami dans Agenda, Artistes, Concerts, Photos | Commentaires (0) | Lien permanent | Tags : the black box revelation |  Facebook |