14 mai 2011

Florent Marchet - Question d'attitude

On ne peut pas dire que les concerts entièrement consacrés à la chanson française pullulent lors de ces Nuits Botanique. Avec Florent Marchet en produit d’appel, la soirée de vendredi pouvait s’envisager dans la langue de Francis Lalanne

Stéphanie Crayencour joue déjà quand nous entrons. Jolie petite robe blanche, amusante franchise, elle chante comme elle doit, avec caractère. Evidemment, elle est aussi actrice, ce qui amène à intervenir bien trop pour un set aussi court. Evidemment, s’allier à Saule est un gage de sympathie mais pas d’émotion pure. Le garçon est d’ailleurs sur scène et passe un bon moment. Si elle a sa place dans ces nuits, on n’ira pas approfondir le cd, même bradé à 13€.

J’avoue que je ne connaissais pas Bertrand Belin. S’ils sont nombreux les Français qui confessent un attrait pour la musique américaine, il se spécialise dans un americana plus âpre, sobre et un peu sombre. Ca a beaucoup pour me plaire et sa belle voix est un plus certain. Il manque peut-être quelques morceaux vraiment marquants pour que le groupe très en place puisse donner son plein potentiel. Cette belle chanson sera la dernière, inexplicablement après un horripilant monologue sur les allumettes. Je note le nom pour plus tard.

Celui de Florent Marchet ne doit plus y figurer, tant j’apprécie ce qu’il fait depuis son premier Gargilesse en 2004. On avait noté son virage kitsch (enfin, dans l’aspect…) sur la pochette de son petit dernier Courchevel. Il marque un retour à la chanson après deux (absolument splendides) incartades plus conceptuelles Rio Baril et Frère Animal. Comme pour confirmer cette impression les premiers morceaux alternent le récent et le plus ancien (Mes Nouveaux Amis, Levallois-Perret). Si l’album pouvait montrer parfois un peu trop de légèreté, il explose sur scène. C’est du solide, du personnel, bref, ce qu’on peut attendre d’un des chanteurs les plus doués de la scène française actuelle. Les monologues, très préparés sans doute, font mouche dans le genre pince-sans-rire. C’est un spectacle, pas un simulacre de spontanéité. La pêche est en tous cas bien présente, avec quelques morceaux plus groovy (La Famille Kinder, Son Idole).

En rappel, il reviendra seul pour le terrible Terrain de Sport sur lequel les (bons) musiciens le retrouvent. Il se réappropriera Des Hauts Et Des Bas de Stephane Eicher. Il a fallu cette confirmation scénique pour que le doute soit levé. En format plus conceptuel ou plus compact, Florent Marchet maitrise.

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20:04 Écrit par Marc Mineur dans Concerts, Photos, Reviews | Commentaires (1) | Lien permanent |  Facebook |

13 mai 2011

Congotronics Vs Rockers, une bonne surprise.

On en parlait comme l’événement à ne pas rater, comme la création de l’année, comme le concert à voir absolument!

Pourtant, le public ne s’était pas pressé pour assister au concert d’hier soir. Le Cirque était loin d’être complet. Et tant pis pour les absents! 

 

21h, les musiciens - plus d’une quinzaine - entrent en scène et c’est déjà impressionnant. Je crains la cacophonie. Mais il n’en est (presque) rien. Les sons se mêlent, les voix se complètent, les rythmes dansent, dans un climat festif mais incertain. Je n’étais pas sûre de savoir où allaient les morceaux. Je n’étais pas sûre que les musiciens le savaient eux-mêmes. Un concert au bord de l’impro. Bien normal pour une première!

 

Assez vite, ma grande interrogation sur ce projet («Hein? De la musique afro mixée avec du rock indé? Mais où va-t-on?») s’est dissipée. Ce ne serait pas juste de dire que les deux univers ont totalement fusionné, ni même qu’ils étaient représentés de manière égale. Effectivement, si là était le but, c’est raté. J’ai trouvé, par contre, que ce projet mettait en valeur ce que ces deux univers ont de meilleur : les rythmes festifs et les voix transcendantes de la musique africaine et le côté progressif et noise du rock indé. Bref, un bon show pour une spectatrice qui avait moins d’attentes que de curiosité vis-à-vis de cet OVNI transculturel. 

 

Il me reste encore à souligner la performance des belges (cocorico !?) de Hoquets, initialement prévus en première partie et qui remplaçaient, au pied levé, les autres belges de Girls in Hawaï. Les trois zozos se sont parfaitement imbriqués dans cette grande formation, déjà bien fournie en percussions en tous genres. Ensemble qui n’a pas manqué de les mettre à l’honneur, le temps de leur morceau «Tchantchès». Morceau qui a eu son petit effet sur le public! 

 

Françoise Facella - The Noisy Exhibition


Ce qu'en a pensé MMarsupilami :

Comme lors du récent concert à l'AB, premier de la tournée Band of Gypsies (déjà un projet de Crammed Discs, regroupant Taraf De Haidouks et Kocani Orkestar), cela se sentait très fort que c'était la première d'une série. Côté musiciens, on se raccroche à ce qu'on connait déjà. Par exemple, lors de ce concert du Cirque, s'est improvisée à un moment une Jam qui semblait ne concerner que Hoquets. Comme pour les Gitans, certains moments s'apparentent à une vraie rencontre plusqu'à une fusion entre des musiques qui doivent encore trouver comment s'imbriquer. Bref, on a vu un projet vachement prometteur et le rêve serait de le revoir en bout de course quand l'équipe sera rodée et soudée...

Ce qu'en a pensé Martin : 

Comment concilier musique congolaise traditionnelle et indie rock ? Et bien, la réponse est en cours d’élaboration il me semble.

Allons-y crescendo, puisque c’est le rythme adopté par nos amis de « Congotronics Vs Rockers » jeudi soir au Cirque Royal. Plus de 20 musiciens qui débarquent sur scène, ça claque. Peut-être un peu trop à la vue de la tête de l’ingénieur du son qui, on l’imagine, a dû galérer pour faire le soundcheck. Même si on a droit à de légers moments de cacophonie musicale, l’ambiance monte. Difficile en effet de résister aux rythmes quasi-envoûtants imprimés par les guitaristes et bassistes congolais. Les voix de Juana Molina et de la Japonaise Satomi Matsuzaki trouvent leur place tant bien que mal. Le trio des Hoquets et leurs instruments d’une autre planète se fondent sans problème dans l’ambiance, tandis que le duo suédois Wildbirds & Peacedrums navigue un peu en retrait. Et dire que les Girls in Hawaii ont déclaré forfait (me demande bien où on aurait casé nos petits belges ?).

On le sent le projet n’est pas au point, et l’architecte responsable de construire les passerelles entre ces différents univers a encore du boulot à faire. Mais le potentiel est énorme et le concept unique en son genre. C’est pourquoi on se réjouit déjà de les voir le 26 juin prochain à Couleur Café.

Ci-dessous les photos, signées Stan, de cette soirée, selon lui, contrastée !

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Photos : Stany Massart

21:01 Écrit par Stan dans Concerts, Photos, Reviews | Commentaires (2) | Lien permanent |  Facebook |

11 mai 2011

Sufjan Stevens : au scalpel et au burin, mais surtout à la masse.

sufjan,stevens,botanique,cirque,royal,nuits,stany,massart[EDIT : Petite modification à la re(re)lecture... ce post est vraiment trop négatif par rapport à la performance livrée et à mon ressenti]

Depuis le temps qu’on se pourlèche les babines en analysant le programme des Nuits sous toutes les coutures, il était temps que ce festival commence enfin ! Sufjan Stevens ouvrait les hostilités hier au Cirque Royal avec un concert… déconcertant.
Il paraît que DM Stith assurait la première partie, mais votre serviteur était malheureusement en train d’attendre fébrilement son photo-pass à l’entrée, et DM Stith, ce sera donc pour une autre fois.
Autant le préciser d’entrée de jeu : Je ne suis pas un fin connaisseur de la vie et de l’œuvre de Sufjan Stevens. Ce concert était donc une première, et de celles qui laissent les yeux ronds comme des billes et des impressions de grand dérapage hallucinatoire. Tout commence par l’entrée sur scène de l’artiste, improbable mélange de fluokids et de grand prêtre Inca tout droit sorti de Tintin et le temple du soleil. Dès ces premiers moments,  une impression fugace me traverse : c’est vraiment n’importe quoi ! Mais elle disparaît bien vite pour laisser place au plaisir de l’exploration sonore et à un léger envoûtement. Une alternance d’états et d’interrogations qui me suivra pendant toute la performance. Car il s’agit d’une vraie performance avant d’être un concert.


La recherche graphique est partout dans ce set, entre les animations hypnotisantes projetées en fond de scène et par moments sur un voile à l’avant scène, dans les costumes, et surtout dans les œuvres de Royal Robertson. Mais s’agit-il bien d’une recherche graphique ? Stevens est-il lui-même convaincu de son travail et de ce cirque déjanté ? Le public  – tout comme moi – est probablement toujours en train de se poser la question, et de se demander à quoi il a assisté  hier soir. On le croirait volontiers, mais Stevens n'a pas son pareil pour nous faire douter et nous faire sortir de la rêverie. Il n'est en effet pas avare d’explications parfois très longues (et en anglais), mais toujours agrémentées d’une petite touche d’autodérision qui brouille les pistes. Genre je vous balance d'un air inspiré un grand laïus sur les énergies cosmiques, la force tellurique et les ondes qui nous parcourent, nous revitalisent et tout le tremblement, puis le ponctue d'un petit rire entendu et très second degré.


Stevens n’est pas fou, il donne le sentiment d’avoir consciemment jeté aux orties tout un pan de sa vie, pour s’enfoncer dans une orgie de jouets sonores et électroniques, oublier toute forme de sérieux et s’immerger dans un monde noir, coloré, sinistre et incroyablement joyeux. En réalité, il semble bien avoir gardé tout son sérieux en termes de qualités musicales, et surtout vocales. Le reste n'est que futilité.
Le set se clôture sur un gargantuesque Impossible Souls, pendant lequel le temps disparaît dans des crescendos et décrescendos à vous donner le tournis sous une pluie de ballons colorés. Stevens finit tout ça dans un dernier mouvement plein de douceur, seul à l'avant scène avec sa guitare.

Rideau.

WAH, c'était quoi ça ?

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Photos : Stany Massart

13:41 Écrit par Stan dans Concerts, Photos, Reviews | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

21 avril 2011

Souvenirs souvenirs: Get Well Soon

 

Un des principaux plaisirs d'un festival comme les Nuits Bota, c'est la découverte. En guise d'apéritif, je me propose donc de revenir sur certains concerts, en espérant que cette année nous offre autant de bons moments, de nouveaux compagnons de route. Evidemment, des suggestions suivront, des comptes-rendus aussi, quand le festival aura commencé.

Il me semble que cette année, la formule ‘all-inclusive’ d’un soir n’ait pas été reconduite. Un ticket unique donnait le droit d’accès à toutes les salles, comme c’est le cas plus classiquement dans les festivals d’été. Cette formule, qui rendait possible la résolution des dilemmes à la dernière minute, permettait aussi quelques découvertes, vu qu’il était plus facile de picorer. Vous l’aurez sans doute deviné, c’est au cours d’une de ces soirées que j’ai découvert Get Well Soon. Je suis entré dans la Rotonde en suivant les conseils de deux sources très fiables. Le premier album du groupe allemand n’était à l’époque sorti qu’en Allemagne et en Suisse, donc mes oreilles étaient encore toutes neuves.

Quand le jeune Konstantin Gropper approche un micro, il y a fort à parier que l’enchantement n’est pas loin. Tout commence dans le rock soyeux, ouaté, très orchestré (violon, glockenspiel) pour décoller fort vite. Même sans repères discographiques, le charme opère tout de suite. On identifie une reprise sous Valium de Born Slippy d’Underworld, petit acte de bravoure. Pourtant les sommets ne sont pas là. Il y a cet extraordinaire I Left My Hands For Food So Feed me qu’on recherchera immédiatement sur l’album (il va de soi qu’on se procure l’album dans la foulée), tant la mélodie reste en tête, puis le poignant Lost In The Mountains. La configuration de la soirée entrainera beaucoup de gens à quitter la salle pour se placer en ordre utile pour I’m From Barcelona (là, j’avoue être fort perplexe…) mais ceux qui sont restés ont sans doute été marqués.

Depuis, les deux albums comptent parmi ceux que je réécoute souvent, refuges précieux quand la médiocrité guette. Et puis je les ai revus cinq fois en concert (dont deux fois à l’Orangerie) et chaque fois ils ont su faire renaitre cette magie. On dit quoi ? On dit ‘Merci les nuits’.

[Première image du groupe, la technique – la mienne – n’est pas encore au point]

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[Autres images d’autres concerts]

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Les deux critiques des albums

Rest Now, Weary Head, You Will Get Well Soon

Vexations

Et puis des comptes-rendus de concerts, tout d'abord ici, puis , ensuite ici, et encore , mais aussi ici, et pour finir .

http://www.mescritiques.be

https://picasaweb.google.com/marc.mineur

13:49 Écrit par Marc Mineur dans Concerts, Présentations, Reviews | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

15 avril 2011

La renaissance de Third Eye Foundation : événement pour la nuit et les Nuits...

 2010_12_09 (Matt Elliott) - 13.jpgPas de doute, la soirée du 19 mai constituera un des évènements des Nuits Botaniques 2011. 

Ce jour, Matt Elliott, rejoint sur scène par ses nouveaux comparses de studio, présentera pour la première fois en public l'album sorti sous le nom de The Third Eye Foundation en 2010, The Dark. Tour à tour, Matt Elliott, Chris Cole (Manyfingers), Chris Adam (Hood et Backer) et Louis Warynski (Chapelier Fou - qui s'était déjà produit aux Nuits Botaniques l'année passée au Museum) présenteront un set solo.

Ensuite, le quatuor rejoindra ses laptops, ses guitares, violon, violoncelle, pédales et chambres pour mieux cerner le nouvel album The Dark.

L'évènement est de taille car The Dark est apparu en 2010 après dix ans de silence forcené de Thrid Eye Foundation. Le pourtant acclamé Little Lost Souls (2000) était resté sans suite. Certains qui n'aimaient 2010_12_09 (Matt Elliott) - 17.jpgpas le style, le bruitisme excessif et le brouillard électronique qui l'entouraient n'ont rien regretté. D'autant que ce sont souvent les mêmes qui ont adoré le virage de Matt Elliott, abandonnant les rivages électroniques pour fréquenter les plages des singers-songwriters, se délecter des influences et roots slaves et ne plus conserver qu'un fifrelin d'électronique décorative.

Le lit fertile de ces trois albums solos fut creusé par des chansons profondes et tristes. (EDIT : Je corrige après coup grâce à une remarque d'un lecteur : c'est bien quatre albums qui marquent l'époque : à la trilogie slave, il faut ajouter  "The Mess We Have" album de transition -déjà!- entre les deux carrières - Merci Laurent!)                           

 Si bien que, sur les dix années, beaucoup d'observateurs se sont mis à imaginer un Matt Elliott bicéphale : électronicien bidouilleur bruitiste avec Third Eye Foundation, d'un côté; singer-sonwgwriter la guitare acoustique sur le genou de l'autre. Matt Elliott lui-même ne s'oppose pas à la propagation de cette schyzophrénie musicale. Il n'y a 2010_12_09 (Matt Elliott) - 10.jpgpas si longtemps, dans une rencontre avec Interlignage, il déclarait ainsi : « Au bout d’un moment j’ai fini par m’ennuyer avec The Third Eye Foundation, j’avais l’impression de toujours faire la même chose, encore et encore. J’avais vraiment besoin de quelque chose de complètement différent". Et convaincu de ne pouvoir être suivi par un public identique, il a donc changé... d'identité. 

Aujourd'hui, on peut se demander si, justement, on ne va pas vers la réconciliation entre The Third Eye Foundation et Matt Elliott.  Ceux qui ont vu cette année les prestations de Matt Elliott (par exemple, à la Brasserie Sauvenière de Liège où ont été prises les photos de cet article) ont été frappé par la place qu'y occupe une électronique qui par ses loops et boucles paroxystiques participe à la sensibilité de 2010_12_09 (Matt Elliott) - 1.jpgl'oeuvre. Ceux qui ont écouté le nouvel album de The Third Eye Foundation et l'ont considéré comme un chef d'oeuvre constatent que Matt Elliott y valorise l'acquis mélodique de sa carrière de chanteur.

La trame est toujours identique, machiniste, mêlant les boîtes à rythmes en une danse robotique et répétitive. En contrepoint, divague un chant de soprano déformée et maladive, une fanfare atone et virevoltant maladivement ou un coeur de cuivres slaves neurasthéniques. Assurément, l'espoir est que  la soirée du 19 mai confirme cette alchimie et nous transporte au septième ciel de la noise Romantique. Textes et Photos Mmarsupilami (tous droits réservés).

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MySpace de Matt Elliott. 2010_05_09 (Chapelier Fou) - 5.jpg

Site de The Third Eye Foundation.

Toutes les photos peuvent être vues sur le blog Little Reviews :

Matt Elliott à la Brasserie Sauvenière et Chapelier Fou au Museum lors des Nuits Botaniques 2010. matt elliott,the third eye foundation,chapelier fou

 La chronique de The Dark + liens sur Little Reviews

Ici à gauche, Chapelier Fou aux Nuits 2010

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31 mars 2011

Bienvenue sur le Blog Les Nuits Backstage !

Plongez au coeur des Nuits Botanique grâce à une équipe de bloggeurs passionnés de musique.

Sur ce blog, vous trouverez très bientôt des interviews, photos, vidéos, portraits, coups de coeur, souvenirs, line-up idéal,... Autant de billets que nous vous invitons à lire et surtout à commenter !