29 mai 2011

Nox nous revient

llez;, il n'est jamais trop trad : le groupe belge NOX était un des groupes qui  a ouvert les Nuits, en premeire partie du Trheee Trappep Tigers. C'était le vendredi et déjà un fameux boulot. D'ici la fin de la demaine, j'eassairai de faire un petit compte rendu de leur nouvel album. D'abords les photos :

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19:27 Écrit par Mmarsupilami | Commentaires (2) | Lien permanent |  Facebook |

24 mai 2011

Olivia Pedroli / Nive Nielsen & The Deer Children

 

Olivia Pedroli (22 mai 2011, Musée, 20 h)

Pour la seconde année, le Botanique a eu l’excellente idée d’aménager le Musée en salon de concert intimiste. La scène installée au centre d’un ovale dont le public dessine les contours, l’atmosphère des performances distille progressivement ses parfums parmi les spectateurs qui d’auditeurs en deviennent – presque – acteurs. Pourtant, la formule n’a guère trouvé d’écho en ce dimanche soir dont les rangs étaient dépeuplés – une quarantaine de personnes tout au plus – mais au vu des couloirs et du jardin assez peu remplis, cela devait être la norme du soir dans les autres salles.

Auteur d’un très sympathique premier album (The Den) sous son propre nom (elle était auparavant connue sous le pseudo de Lole), Olivia Pedroli est restée fidèle a son image romantique lors du concert, défauts mineurs et nombreuses qualités incluses dans le paquet cadeau. Outre la chanteuse suisse au micro et à la guitare acoustique (ou plus rarement au piano), quatre musiciens de haut vol composaient le quintet : notre compatriote Jean-François Assy au violoncelle, l’étonnant Stéphane Blok au piano ainsi que deux autres partenaires au tuba ou la trompette ainsi qu’aux machines. Pourtant, si une certaine sagesse apaisante envahissait l’espace, il manquait un soupçon d’inventivité scénique pour captiver totalement – encore que, répétons-le, l’ensemble ne faut jamais fade ni ennuyeux.

La vie étant faite d’incessantes comparaisons, il manquait ce grain de folie inventif que Lonely Drifter Karen avait si bien cultivé au même endroit voici un an, peu avant le naufrage Cibelle. Et tant qu’à écouter des jeunes femmes romantiques aux chansons soyeuses, on ne peut que souhaiter à Olivia Pedroli le succès actuel d’une Agnès Obel, il est tout sauf honteux ou compassé.

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Nive Nielsen & The Deer Children (22 mai 2011, Musée, 21 h 30)

Totale inconnue au bataillon discographique de l’auteur de ces lignes, Nive Nielsen & The Deer Children est une magnifique révélation de ces Nuits Botanique 2011. Jusqu’ici, son patronyme danois n’évoquait que le footballeur champion de Belgique en 1975 avec le défunt RWDM et, plus musicalement, l’artiste sonore suédois BJ Nilsen dont nous recommandons sans réserves le récent The Invisible City.

Des trois catégories (Danemark, foot, musique), Nive Nielsen accroche le wagon uniquement de la troisième - et.encore, on rapprochera difficilement ses déclinaisons americana modernes de l’ambient mystérieuse de son pendant suédois. Unique représentante du Groenland à avoir embrassé une scène du Botanique à ce jour (merci de rectifier en cas d’erreur), la très charmante demoiselle aux traits légèrement asiatiques fut tout simplement craquante ce dimanche soir. Rapprochant de manière aussi subtile qu’inattendue l’Arizona de la bande à bande à Howe Gelb, notamment le duo Amor Belhom, de ses terres natales glacées, la songwriter venue du froid a formidablement réchauffé les cœurs et secoué les mollets d’un public conquis. Toute en alternances, elles allaient d’un rock tempétueux aux ballades cajoleuses, sa musique s’est inscrite quelque part dans les pas de Neko Case – la vivacité secouée en plus, la chevelure rousse glamour en moins. Totalement décomplexé, son univers déjoue toutes les tentatives de formolisation. Et entre extraits doux-amers d’un monde en ballotement défavorable et ironies fugaces marquées d’un sourire affirmé, l’invitation est trop belle pour ne pas y succomber longuement.

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22:01 Écrit par Fabrice Vanoverberg dans Artistes, Reviews | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

23 mai 2011

Highlife / Gang Gang Dance

 

Highlife (18 mai 2011, Rotonde, 20 h)

 

Jeune homme blond à la chevelure mi-longue en bataille – who said Kurt Cobain ? – Highlife a beau être présenté comme un groupe sur le site des Nuits Botanique, c’est bien en solitaire que Sleepy Dog Shaw se présente dans une Rotonde déjà bien remplie. Guitariste des White Magic et bassiste occasionnel des Gang Gang Dance (dont il assure l’ouverture), le Londonien exilé à New York City tire non seulement son nom de scène du Ghana, en plus d’être très manifestement influencé par l’Afro pop – Dirty Projectors, anyone ?

Guitare acoustique ou électrique en main, boîte à rythmes qui passent d’un bon vieux 4/4 à la musique tribale, l’homme est visiblement plus à l’aise à la six cordes qu’au chant – proche d’un Panda Bear de série B. Pas toujours des plus réussis, ses effets se noient notamment dans une tonne de réverbérations. Contrairement à la divine Marissa Nadler, dont la seule présence vocale suffit d’envelopper toute une salle, les interventions technologiques n’apportent pas grand-chose au puzzle. Toutefois, une cavalcade aux échos de John Wayne – mais en contrat exclusif sur le label Paw Tracks – vient sauver, partiellement, la mise. N’est pas total geek qui veut.

 

 

Gang Gang Dance (18 mai 2011, Rotonde, 21 h)

 

Quelques instants d’intro ambient cosmique – c’est très dans le ton de notre époque – passés, le grand professionnalisme du combo Gang Gang Dancese lance dans un show qui mettra du temps à prendre forme. Vingt minutes exactement, c’est le temps qu’il m’aura fallu pour rompre l’ennui, voire la torpeur de ce début de concert.

Malgré un travail sonore d’une très belle tenue, mais trop maîtrisée, cette longue mise en bouche manquait de cohérence entre les vocalises arabisantes de Lizzi Bougatsos­ – qui ne semblait pas totalement en phase avec ses partenaires – mais ce n’est pas faute d’essayer d’assurer le spectacle à force de moult déhanchements. Alors que sur disque, les entrelacs de sa voix et des machines du GGD se marient parfaitement, la relative froideur technologique contrastait avec sa sensualité vocale, qu’on peut rapprocher de la sublime Iranienne Roshi.

Respectant cependant à la lettre le vieux diction dinantais après vingt minutes, le concert tu ne jugeras point, la suite s’est révélée nettement plus emballante – elle a d’ailleurs coïncidé à l’abandon (provisoire) du micro par la jolie brune new-yorkaise. Dansant au beau milieu du public – et même à trente centimètres de votre serviteur qui avait un peu de mal à encore regarder la scène, il l’avoue – c’est en son absence que le concert a véritablement démarré.

Il serait toutefois malhonnête de s’en tenir à ces considérations – avouons que la recherche d’un bouc émissaire n’a jamais servi personne. Car quand elle a repris le micro, les événements se sont enchaînés naturellement et notre enthousiasme a entamé une vrille en altitude qui, finalement, ne lui ont pas fait regretter le déplacement au 236 de la rue Royale.

22:14 Écrit par Fabrice Vanoverberg dans Concerts, Reviews | Commentaires (2) | Lien permanent |  Facebook |

Brandt Brauer Frick Ensemble a perdu son petit train de samplers acoustiques

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Je suis loin d'avoir tout vu!

Mais, de tout ce que j'ai vu des Nuits, c'est probablement le plus insolite.

Ces trois jeunes allemands ont un look de jeunes ingénieurs civils, un lendemain de remise des diplômes.

Au Museum du Botanique, ils se sont alignés sagement autour d'une très grande table bien vissée au milieu du public. Comme s'ils étaient installés pour une grande part de train électrique. Sur les trois musiciens, deux sont ainsi à manier les micro-commandes. Leurs poses laissent penser un peu qu'il faut martyriser ces boutons pour en obtenir le son voulu. Parfois, on leut proposerait bien une petite goûte d'huile pour faciliter leur prestation, histoire qu'à musique aussi légère, la naissance soit sans douleur.

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Le troisième, portant moustache, barbe et longs cheveux (mais comme pour aller en boîte pas pour présenter un examen) frappe de ses deux baguettes (comme s'il sortait d'un Chinois) sur de mini-fûts électroniques. Quelques écrans cacochymes (si ça tombe, ça coûte une fortune, mais l'écran de salon, chez moi, est bien bien plus grand!) l'entourent et l'arrosent de courbes et données qui sont obscures, en tout cas pour le béotien que je suis (La Béotie, je vous le disais!!!). La musique est étonnante, mais aussi incroyablement fluide, futile, intelligente et dansante. C'est beau et prenant, quoi!

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 La musique The Brandt Brauer Frick Ensemble est passablement unique. Ses lignes sont nourries de jazz, d'électronique et de disco, mais les éléments constitutifs de base sont des samplers exclusivement acoustiques, comprenez des mini-morceaux de sons venus d'ailleurs. Une comparaison idiote les verrait bien amener quelques brouettes de ces samplers, les charger dans les grands réservoirs, les découper, les décoler, les triturer, les réorganiser et en faire de jolis enfilements musicaux. Pendant une heure complète, ils oeuvrent ainsi. Concentration maximale : il est bien ardu de danser Kazatchof quand vos instruments sont tous ces petits boutons teutons. Même au Museum où le spectateur a le nez dans les instruments, le miracle en reste un, car cela reste mystérieux. Lassitude de l'assistance? On se demande et le redoute car, lui aussi, public, bouge tout au plus les orteils et dodeline de la tête? Concentration extrême...

Un peu plus d'une heure s'est écoulée depuis le début. Comme un seul et unanime, les trois se relèvent et jettent le gant. C'est l'accolade heureuse, comme s'ils venaient de gagner une coupe nationale dans un sport qui se jouerait à trois. Ils sont heureux du morceau produit. Le public l'est tout autant, qui applaudira longuement et chaleureusement sa satisfaction.

Revenus hilares des loges, les Brandt Brauer Frick vont essayer de relancer la machine pour une deuxième étape. Mais, non, un petit grain est enrayé dans le petit train, la concentration n'est plus là. Ce sera court et ils s'enmêlent les pinceaux et c'est fini, toujours dans l'hilarité.

Mais qu'est-ce que c'était étrangement beau, futile et différent!

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PS : Bien entendu, beaucoup de prêtres éclairés ne voient que motif à compassion pour la naiveté du moine béotien. Le vrai sage, lui, se délecte de la découverte des autres!

00:13 Écrit par Mmarsupilami dans Artistes, Concerts | Commentaires (1) | Lien permanent |  Facebook |

22 mai 2011

Caribou enflamme le chapiteau !

Dan Snaith, le type m'avait bluffé, l'année dernière, avec son énorme album "swim" et les échos positifs de ses prestations "live" ne faisaient qu'aiguiser ma curiosité. Honte sur moi, je n'avais pas encore eu l'occasion de vérifier les louanges proclamées à droite et à gauche autour de ces prestations, apparemment tonitruantes. Il faut dire que son projet Caribou a de la gueule ; le canadien multi-instrumentiste a réussi, en deux albums, à imposer une dance-pop organique et créative à souhait. Un truc frais, rêveur et dansant, mais qui apporte son lot de beats relativement alambiqués sans réellement s'aventurer dans des contrées expérimentales.


Il figurait donc comme un des grands attendus de ces nuits et la soirée qu'il partageait avec Montevideo et Vessels était complète depuis quelques jours. Une dizaine de personnes s'amassait même à l'entrée du Botanique scandant leur soif de voir caribou et surtout d'obtenir, au marché noir, un précieux ticket. Arrivé le ventre creux, je troquai les 40 minutes de Vessels contre une abominable portion de frites dégottée au coin de la rue. Mon choix culinaire n'était pas très judicieux et ne valait sûrement pas un concert des anglais de Vessels, mais il m'offrait l'avantage d'envisager la suite de la soirée dans de meilleures conditions.


J'arrive donc dans un chapiteau déjà bien rempli pour la prestation des bruxellois de Montevidéo qui offrira aux publics une mise en jambe sympathique, mais sans convaincre réellement. Leur rock aux teintes électroniques n'est pas totalement en place sur scène et peine à faire bouger le public. On sentira pourtant dans les nouveaux titres (Fare & Glory, Tribal Dance...) un réel potentiel que la voix rauque de Jean Waterlot sert à merveille. A suivre et à revoir donc.


Dehors, le public s'amasse de plus en plus sur les marches du Botanique, face au jardin et au soleil qui décline doucement. La température, elle, peine à décliner et les bars sont assiégés. Quand on rentre de nouveau dans le chapiteau pour la deuxième partie de soirée, le public est présent en masse, un sold-out qui se traduira donc par un "collé-serré" suffoquant. Peu importe finalement, car aux premières notes de Caribou, on en aura vite oublié notre condition pour s'envoler dans le psychédélisme de ses beats. Le groupe joue précis et plus percutant que sur album, la batterie est mise en avant et le coté dance-floor de ses chansons est décuplé. Les premiers hochements de tête n'attendront pas la deuxième chansons et les déhanchés suivront. Leur mélange de beats techno, de deep-house et de pop planante ne cessera de faire monter la pression durant tout le concert pour transformer doucement le chapiteau en véritable cocote-minute. Les titres sont rallongés, la transe opère et le groupe joue comme si sa vie en dépendait. Odessa enfoncera définitivement le clou et Sun, joué en rappel, transformera pendant une dizaine minutes le chapiteau en véritable brasier. On avait commencé notre journée avec du soleil dans les yeux, on la terminera avec un Sun résonnant dans les oreilles, comme un écho jubilatoire. Merci Caribou!

19:10 Écrit par Julien Gaspart | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

Caribou : histoire d’un malentendu

Il était plus que temps de découvrir le chapiteau de cette édition des Nuits Bota. Mais ce n’était pas ma seule motivation, vous le pensez bien.

 

Il y a forcément peu de monde quand commence Vessels. Je dis forcément parce qu’avec le beau temps, la tendance est de rester le plus longtemps possible dehors. Le groupe de Leeds pratique un post-rock musclé déjà entendu, chez Russian Circles par exemple. Comme ils jouent sur la puissance et l’énergie, on n’assiste pas aux montagnes russes de certains de leurs coreligionnaires. Ce petit concert  est très correct, mais conforme à ce qu’on en a lu, par exemple, chez le Mmarsupilami.

 

C’était une sincère curiosité qui m’animait pour le concert de Montevideo. Etrangement, je ne les avais jamais vus en concert et je suis très peu au fait de leur discographie. Ils jouent de toute façon à domicile et leur énergie est communicative. Dans cette lisière du rock, ils évitent le piège de survitaminer artificiellement leur musique de façon simpliste. Evidemment, superficiellement, on pense tout de suite à certains New-Yorkais comme The Rapture ou, plus proches de nous, Foals. Sans atteindre cette perfection incandescente de ces derniers, ils sont à l’aise sur scène, et c’est déjà beaucoup. Il faudra jeter une oreille sur leur album à venir.

 

Caribou, c’est un groupe qui pratiquait une musique tendue et euphorisante, de l’IDM comme on l’appelait (Intelligent Dance Music) puis ils ont encore ajouté des harmonies vocales. Et enfin, sur leur dernier album, l’électronique a encore pris plus de place, pour livrer avec Swim un des albums les plus excitants de 2010. Un site de référence en matière électronique comme Resident Advisor l’a d’ailleurs plébiscité comme album de l’année. Pourtant, sur scène, ils restent dans la même configuration qu’auparavant, quand j’avais eu par deux fois la chance de les voir sur scène (je racontais ça ici et ). Pour ceux qui ont abordé leur discographie par la fin, c’est un live electro qui est attendu. Ce n’est pas un problème, mais tranche avec ce qu’ils ont pu faire. Quand retentit un morceau du formidable The Milk Of Human Kindness, c’est le calme plat, personne n’a l’air de voir d’où ça sort. Par contre, les quelques tueries de Swim reçoivent l’accueil qu’elles méritent. La bande de Dan Snaith ne joue d’ailleurs pas la facilité, avec l’halluciné Niobe en troisième position (juste après Leave House). Comme toujours, c’est le batteur qui est le point central de l’attention, et quand Snaith le rejoint, la transe n’est pas loin. Après un set sans temps morts, ils achèvent tout le monde en rappel d’un Sun très bien senti qui s'envole et repart à plusieurs reprises. J’en sors donc ravi, mais avec la sensation que toutes les personnes présentes ne connaissent pas le même groupe. Mais tant que tout le monde apprécie…

 

 

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19:05 Écrit par Marc Mineur | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

20 mai 2011

Animal Collective - Work In Progress

Après Sufjan Stevens, c'est au tour d'Animal Collective de fouler la scène du Cirque Royal. Si on excepte Arcade Fire qu'on ne reverra plus dans d'aussi bonnes conditions qu'en 2005, ces Nuits Bota auront réussi à attirer quelques artistes qui définissent le son de notre époque, notamment en étant plus que copieusement inspirants.

C'est à Teenage Fantasy que revient l'honneur parfois redoutable de jouer quand les gens arrivent. A 20h15 un jour de semaine, il est difficile d'apprécier à sa juste valeur ce live electro de fort bonne facture mais qui nécessite de s'installer sur la longueur. A revoir dans d'autres circonstances donc.

Le Cirque Royal est bien rempli mais pas au ras bord pour le groupe de Brooklyn (qui vient de Baltimore). Comme annoncé, Deakin est le quatrième larron de retour, aux côtés de Geologist (le type avec sa lampe frontale), Avey Tare (le type qui chante et qui a sorti un album solo moyen l'an passé) et Panda Bear à la batterie (le type qui avec Tomboy vient de sortir un très bon album).

Après une prestation soufflante à l'Orangerie et un concert un peu hermétique au Stuk, je savais qu'il fallait ne rien attendre de particulier d'eux. Enfin, je veux dire qu'il est inutile d'espérer que leurs morceaux les plus emblématiques constituent le gros de la setlist. Avec un groupe aussi prescripteur, on vient simplement prendre des nouvelles, voir où ils en sont, à quoi ressemblent leur son et leurs envies. Parce que l'album le plus joué, finalement, c'est leur prochain (allez, un renvoi à une anecdote éclairante). Cette attitude crée visiblement un clivage dans le public, entre ceux qui sont venus pour entendre certains morceaux et qui ne réagissent qu'au son des excellents Brothersport et Summertime Clothes et une frange plus calme et attentive. En langage de concert un peu pointu, 'je m'emmerde un peu' se dit 'je vais chercher des bières'.

Alors, que penser de la dernière fournée des Animaux? Elle est prometteuse, un peu inégale, et on attend surtout que le son soit un peu plus distinct que mercredi soir. Le retour du quatrième membre semble aussi une bonne chose, et leur retour à des sons plus organiques (enfin, tout est relatif) se voit surtout avec Panda Bear et sa batterie un peu trop présente. Leur potentiel de fête et de transe semble en tout cas assez constant. Vivement l'album donc.

[Les projections psychédéliques, ce n'est pas l'idéal pour prendre des photos, surtout du milieu de la foule. Toutes mes plus plates excuses donc. Elles sont toutes ici]

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16:05 Écrit par Marc Mineur | Commentaires (3) | Lien permanent |  Facebook |

Akron / Family - Comme ils veulent quand ils veulent...

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Akron / Family est un véritable phénomène de la musique indie américaine. Qu'on pense donc à la place qu'occupent ces explorateurs. Ce trio rigolard en est à son cinquième album et respire par tous les pores des corps de ses musiciens une aisance et un bonheur de jouer qui décoiffe même les chauves.

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Meneurs de bande

Leur folle originalité, leur capacité à ne rien redouter et leur joie à se bidouiller les uns les autres en ont fait ma deuxième claque de ces Nuits Botaniques 2011. Probablement parce qu'ils peuvent, au même titre que Three Trapped Tigers (ma claque 1), tout se permettre.

Alors que leurs admirateurs, pourtant pas des mloindres, en sont réduits au Cirque Royal à tatonner par besoin de respecter un public qui ne peut pas nécessairement les suivre partout . C'est en tout cas ainsi que j'ai interprété des articles sur le concert d'Animal Collective au Cirque Royal. AC figure parmi les grands fan d'Akron / Family et n'hésitent pas à marteler à l'occasion (et comme avec envie?) que ce trio-là invente encore la musique de demain puisqu'on lui en laisse la latitude).

Debout, les bidochons!

Ainsi, première surprise, la façon dont Akron exploite l'espace qui lui est offert au Museum. On le sait, au Musée, le public a droit à des sièges clubs. Le groupe est descendu et mélangé parmi nous (pan!)? Les gars  de la famille s'empressent de mettre les montres à l'heure et demandent au public de se lever :  "Ca va être notre intro, les drônes, le psyché, faut pas vous endormir". Ils se regardent entre eux, les yeux pétillent, ça les fait bien marrer.

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Continuellement, on  a envie de les suivre dans ces gentilles digressions, même si elles s'apprentent à des moments faibles : petite promenade dans le public avec une cymbale de secte, sautillements sur les sièges clubs, changement de rôles des musiciens, demande de la participation du public dans des choeurs un peu neu-neu. Ainsi, sur les photos, on peut voir tout le public un bras en l'air pour mieux sentir l'air mystique. Puis, plus loin, chacun son  tour éructe dans les micros et s'amuse follement à déformer les sons. Des quasi potacheries. De l'expérimentation qui rigole à pleines dents!

Puis vient l'explosion

Parfaitement déstructuré! Jusqu'à ce que, tout-à-coup, et ce sera le cas une dizaine de fois, les trois accélèrent le rythme, entrent dans un galop tribal, martellent les sons jusqu'à leur destruction et la transe finale. A chaque fois , c'est différent, plus ou moins d'à propos, mais vivifiant. Rien n'est formaté et il est difficile de résister : les trois chantent aussi bien l'un que l'autre, la batteur adopte le rythme de la mitrailette tout en chantant comme un ange, le bassiste mélange style araignée et doigté qui pourrait titiller la puissance hardcore et le guitariste finit toujours par ramener tout ce petit monde sur terre d'une interprétation sylphide que n'aurait pas renié Woodstock.

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Entre les coups, ils n'arrêtent pas de se regarder, de se lancer des défis, d'apostropher le public, de s'émerveiller comme de grands enfants des bétises dans lesquelles ils se propulsent avec délectation et tête baissée. Pour cette raison, la giffle est parfois plus faible, car  le gant est décousu. Mais, toujours, on se réjouit d'y goûter. Jusqu'à ne surtout pas regretter les dernières facéties. Ils font chanter tout le public et l'amènent à se balancer l'un pied sur l'autre sur un refrain feu de camp dérisoire tout en claquant dans les doigts.

Si on avait le temps, on en reprendrait volontiers! 

Textes et photos sous copyright : Mmarsupilami. Consultez éventuellement la suite des phosos sur Little Reviews.

Conseil pour le diaporama ci-dessous : pour vision plein écran, cliquez en bas à droite sur le petit écran avec les quatre flèches. En cliquant sur escape, vous revenez à la taille standard...

10:43 Écrit par Mmarsupilami | Commentaires (4) | Lien permanent |  Facebook |