23 mai 2011

Highlife / Gang Gang Dance

 

Highlife (18 mai 2011, Rotonde, 20 h)

 

Jeune homme blond à la chevelure mi-longue en bataille – who said Kurt Cobain ? – Highlife a beau être présenté comme un groupe sur le site des Nuits Botanique, c’est bien en solitaire que Sleepy Dog Shaw se présente dans une Rotonde déjà bien remplie. Guitariste des White Magic et bassiste occasionnel des Gang Gang Dance (dont il assure l’ouverture), le Londonien exilé à New York City tire non seulement son nom de scène du Ghana, en plus d’être très manifestement influencé par l’Afro pop – Dirty Projectors, anyone ?

Guitare acoustique ou électrique en main, boîte à rythmes qui passent d’un bon vieux 4/4 à la musique tribale, l’homme est visiblement plus à l’aise à la six cordes qu’au chant – proche d’un Panda Bear de série B. Pas toujours des plus réussis, ses effets se noient notamment dans une tonne de réverbérations. Contrairement à la divine Marissa Nadler, dont la seule présence vocale suffit d’envelopper toute une salle, les interventions technologiques n’apportent pas grand-chose au puzzle. Toutefois, une cavalcade aux échos de John Wayne – mais en contrat exclusif sur le label Paw Tracks – vient sauver, partiellement, la mise. N’est pas total geek qui veut.

 

 

Gang Gang Dance (18 mai 2011, Rotonde, 21 h)

 

Quelques instants d’intro ambient cosmique – c’est très dans le ton de notre époque – passés, le grand professionnalisme du combo Gang Gang Dancese lance dans un show qui mettra du temps à prendre forme. Vingt minutes exactement, c’est le temps qu’il m’aura fallu pour rompre l’ennui, voire la torpeur de ce début de concert.

Malgré un travail sonore d’une très belle tenue, mais trop maîtrisée, cette longue mise en bouche manquait de cohérence entre les vocalises arabisantes de Lizzi Bougatsos­ – qui ne semblait pas totalement en phase avec ses partenaires – mais ce n’est pas faute d’essayer d’assurer le spectacle à force de moult déhanchements. Alors que sur disque, les entrelacs de sa voix et des machines du GGD se marient parfaitement, la relative froideur technologique contrastait avec sa sensualité vocale, qu’on peut rapprocher de la sublime Iranienne Roshi.

Respectant cependant à la lettre le vieux diction dinantais après vingt minutes, le concert tu ne jugeras point, la suite s’est révélée nettement plus emballante – elle a d’ailleurs coïncidé à l’abandon (provisoire) du micro par la jolie brune new-yorkaise. Dansant au beau milieu du public – et même à trente centimètres de votre serviteur qui avait un peu de mal à encore regarder la scène, il l’avoue – c’est en son absence que le concert a véritablement démarré.

Il serait toutefois malhonnête de s’en tenir à ces considérations – avouons que la recherche d’un bouc émissaire n’a jamais servi personne. Car quand elle a repris le micro, les événements se sont enchaînés naturellement et notre enthousiasme a entamé une vrille en altitude qui, finalement, ne lui ont pas fait regretter le déplacement au 236 de la rue Royale.

22:14 Écrit par Fabrice Vanoverberg dans Concerts, Reviews | Commentaires (2) | Lien permanent |  Facebook |

Commentaires

Jolie style de rédaction ! De jolies photos par chez vous :) Cool

Écrit par : mutuelle opticien lunette | 08 mars 2012

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Jolie style de rédaction ! De jolies photos par chez vous :) Cool

Écrit par : mutuelle opticien lunette | 28 mars 2012

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