22 mai 2011

Caribou : histoire d’un malentendu

Il était plus que temps de découvrir le chapiteau de cette édition des Nuits Bota. Mais ce n’était pas ma seule motivation, vous le pensez bien.

 

Il y a forcément peu de monde quand commence Vessels. Je dis forcément parce qu’avec le beau temps, la tendance est de rester le plus longtemps possible dehors. Le groupe de Leeds pratique un post-rock musclé déjà entendu, chez Russian Circles par exemple. Comme ils jouent sur la puissance et l’énergie, on n’assiste pas aux montagnes russes de certains de leurs coreligionnaires. Ce petit concert  est très correct, mais conforme à ce qu’on en a lu, par exemple, chez le Mmarsupilami.

 

C’était une sincère curiosité qui m’animait pour le concert de Montevideo. Etrangement, je ne les avais jamais vus en concert et je suis très peu au fait de leur discographie. Ils jouent de toute façon à domicile et leur énergie est communicative. Dans cette lisière du rock, ils évitent le piège de survitaminer artificiellement leur musique de façon simpliste. Evidemment, superficiellement, on pense tout de suite à certains New-Yorkais comme The Rapture ou, plus proches de nous, Foals. Sans atteindre cette perfection incandescente de ces derniers, ils sont à l’aise sur scène, et c’est déjà beaucoup. Il faudra jeter une oreille sur leur album à venir.

 

Caribou, c’est un groupe qui pratiquait une musique tendue et euphorisante, de l’IDM comme on l’appelait (Intelligent Dance Music) puis ils ont encore ajouté des harmonies vocales. Et enfin, sur leur dernier album, l’électronique a encore pris plus de place, pour livrer avec Swim un des albums les plus excitants de 2010. Un site de référence en matière électronique comme Resident Advisor l’a d’ailleurs plébiscité comme album de l’année. Pourtant, sur scène, ils restent dans la même configuration qu’auparavant, quand j’avais eu par deux fois la chance de les voir sur scène (je racontais ça ici et ). Pour ceux qui ont abordé leur discographie par la fin, c’est un live electro qui est attendu. Ce n’est pas un problème, mais tranche avec ce qu’ils ont pu faire. Quand retentit un morceau du formidable The Milk Of Human Kindness, c’est le calme plat, personne n’a l’air de voir d’où ça sort. Par contre, les quelques tueries de Swim reçoivent l’accueil qu’elles méritent. La bande de Dan Snaith ne joue d’ailleurs pas la facilité, avec l’halluciné Niobe en troisième position (juste après Leave House). Comme toujours, c’est le batteur qui est le point central de l’attention, et quand Snaith le rejoint, la transe n’est pas loin. Après un set sans temps morts, ils achèvent tout le monde en rappel d’un Sun très bien senti qui s'envole et repart à plusieurs reprises. J’en sors donc ravi, mais avec la sensation que toutes les personnes présentes ne connaissent pas le même groupe. Mais tant que tout le monde apprécie…

 

 

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19:05 Écrit par Marc Mineur | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

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