20 mai 2011

Animal Collective - Work In Progress

Après Sufjan Stevens, c'est au tour d'Animal Collective de fouler la scène du Cirque Royal. Si on excepte Arcade Fire qu'on ne reverra plus dans d'aussi bonnes conditions qu'en 2005, ces Nuits Bota auront réussi à attirer quelques artistes qui définissent le son de notre époque, notamment en étant plus que copieusement inspirants.

C'est à Teenage Fantasy que revient l'honneur parfois redoutable de jouer quand les gens arrivent. A 20h15 un jour de semaine, il est difficile d'apprécier à sa juste valeur ce live electro de fort bonne facture mais qui nécessite de s'installer sur la longueur. A revoir dans d'autres circonstances donc.

Le Cirque Royal est bien rempli mais pas au ras bord pour le groupe de Brooklyn (qui vient de Baltimore). Comme annoncé, Deakin est le quatrième larron de retour, aux côtés de Geologist (le type avec sa lampe frontale), Avey Tare (le type qui chante et qui a sorti un album solo moyen l'an passé) et Panda Bear à la batterie (le type qui avec Tomboy vient de sortir un très bon album).

Après une prestation soufflante à l'Orangerie et un concert un peu hermétique au Stuk, je savais qu'il fallait ne rien attendre de particulier d'eux. Enfin, je veux dire qu'il est inutile d'espérer que leurs morceaux les plus emblématiques constituent le gros de la setlist. Avec un groupe aussi prescripteur, on vient simplement prendre des nouvelles, voir où ils en sont, à quoi ressemblent leur son et leurs envies. Parce que l'album le plus joué, finalement, c'est leur prochain (allez, un renvoi à une anecdote éclairante). Cette attitude crée visiblement un clivage dans le public, entre ceux qui sont venus pour entendre certains morceaux et qui ne réagissent qu'au son des excellents Brothersport et Summertime Clothes et une frange plus calme et attentive. En langage de concert un peu pointu, 'je m'emmerde un peu' se dit 'je vais chercher des bières'.

Alors, que penser de la dernière fournée des Animaux? Elle est prometteuse, un peu inégale, et on attend surtout que le son soit un peu plus distinct que mercredi soir. Le retour du quatrième membre semble aussi une bonne chose, et leur retour à des sons plus organiques (enfin, tout est relatif) se voit surtout avec Panda Bear et sa batterie un peu trop présente. Leur potentiel de fête et de transe semble en tout cas assez constant. Vivement l'album donc.

[Les projections psychédéliques, ce n'est pas l'idéal pour prendre des photos, surtout du milieu de la foule. Toutes mes plus plates excuses donc. Elles sont toutes ici]

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16:05 Écrit par Marc Mineur | Commentaires (3) | Lien permanent |  Facebook |

Commentaires

C'est plus éclairant que tout ce que j'ai lu jusqu'ici en tout cas!
Et ca me laisse vraiment l'impression qu'ils sont un poil enfermés par leur succès, comme ils l'ont laissé entendre de ci de là...
Je les trouve plutôt chouettes les photos...
:-)

Écrit par : mmarsupilami | 20 mai 2011

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Il est vrai qu'on sentait clairement la différence entre le calme absolu durant les nouveaux morceaux (sans oublier qu'ils ont quand même joué "We Tigers" (version plutôt surprenante) et "Did you see the words?") et la grande acclamation au début et à la fin des 2 morceaux de Merriweather Post Pavillon. Pourtant, on repérait facilement ceux qui appréciait les nouveaux morceaux (dont moi), il suffisait de voir ceux qui se dandinait fermait les yeux où étant tellement loin de la scène, admirait la projection psyché (dont moi...).

Il est clair qu'il fallait tendre l'oreille pour en tirer ce qu'il y avait de bon, mais cette album comportera des perles avec un son nouveau (J'ai trouvé que certains morceaux approchaient presque un style hip-hop).

Le petit regret du soir fût, sans parler du son qui comme à chaque fois est mal géré (mais est ce que c'est possible de faire mieux se dira-t-on ?), l'absence de Panda Bear niveau son. Peut-être trop occupé à entrer en trans à la batterie...
Brothersport par exemple m'a un peu déçu puisque c'était la seule occasion où l'on pouvait écouter la voix du Panda mais celle ci fût complètement emporter par sa batterie qui allait beaucoup trop fort sur le morceaux. L'arroseur arrosé ?

Enfin, le petit + de la soirée fût sans doute Deakin qui était très en forme et qui a même ouvert la setlist en chantant. Pas mal du tout d'ailleurs le premier morceau, ainsi que celui qui précédait Brothersport (mais ça faut s'en souvenir !)

Merci pour l'article ;-)

Écrit par : Lionel | 21 mai 2011

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Pour le regret, je voulais parler de l'absence de Panda Bear en ce qui concerne le chant. *

Écrit par : Lionel | 21 mai 2011

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