16 mai 2011

Villagers, pour un dimanche envoûtant.


Dimanche soir, après un week-end à rallonge,  j'étais très heureux d'entendre les jeunes Irlandais de Villagers sous le chapiteau du botanique. J'arrive pour les deux dernières chansons de Dry the River qui, apparemment, aura offert un rock épique et renversant à un public encore bien clairsemé.

 

A peine le temps de quelques déambulations dans le jardin et de quoi me désaltérer, que déjà les premières notes des trop radiophoniques Lucy Lucy!, qui assuraient la deuxième première partie, résonnaient. Un concert énergique et sympathique, que l'on mettra entre parenthèses, parce que bon, c'est pas trop mon truc et que finalement, ce que j'attendais réellement c'était Villagers.

 

Les Villagers auront fait parler d'eux en 2010, avec leur somptueux premier album, Becoming a Jackal, signé sur Domino. La presse musicale internationale aura, avec raison, érigé l'album dans ses tops de fin d'année ; il fut même en lice pour le Mercury Prize, autant dire que j'étais impatient d'entendre le jeune Irlandais.

Et puis, c'est sans crier gare et en toute discrétion que le jeune Conor O'Brien monte sur la scène du chapiteau. L'homme est seul et entonne ses premières notes a capella ; sa voix enveloppe le chapiteau, la magie peut opérer...


On peut dire qu'avec sa petite taille, son look digne de votre voisin et sa tête d'éternel adolescent, Conor ne paie pas de mine et pourtant, une fois qu'il ouvre la bouche, c'est tout son charisme qui apparaît. Du charisme, il en fallait un minimum ainsi qu'une bonne dose de courage pour commencer son show a capella. Le pari fut réussi tant cette introduction fut magistrale.La suite est tout aussi agréable, le groupe sur scène offre une cohérence étonnante et n'hésite pas à rallonger certains morceaux, partant d'un folk classieux pour s'enfuir dans des finals plus chaotiques.Alternant passages fulgurants et morceaux guitares/voix, Villagers offre au public des nuits un spectacle éclectique, rodé et terriblement envoûtant ; une musique belle et gracieuse, à la croisée des chemins entre Wilco, Pixies et Leonard Cohen. Mention spéciale pour les titres Becoming a Jakal, Pieces et Twenty Seven Strangers qui ont dû en faire frissonner plus d'un.

 

Un très beau dimanche soir donc, au son des Irlandais qui auront réussi à faire vibrer un chapiteau pas trop rempli, avec une folk jamais clichée et toujours élégante. Vivement la suite...

 

21:38 Écrit par Julien Gaspart | Commentaires (0) | Lien permanent |  Facebook |

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